7 novembre 2026 : une journée nationale pour mieux connaître et prévenir le risque radon

Le 7 novembre 2026 se tiendra en France la Journée nationale du radon, une initiative dédiée à la sensibilisation du grand public et des professionnels à ce gaz radioactif naturel, encore largement méconnu.

Invisible, inodore et incolore, le radon peut pourtant s’accumuler dans les espaces clos et représenter un risque sanitaire significatif. Cette journée vise à informer, prévenir et encourager les actions permettant de limiter l’exposition.
 

Le radon : un enjeu de santé publique

Issu de la désintégration naturelle de l’uranium présent dans les sols, le radon peut s’infiltrer dans les bâtiments par les fissures, les fondations ou les réseaux. Il concerne particulièrement certaines zones géographiques, notamment les régions granitiques et volcaniques.

En France, le radon est reconnu comme la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac. L’exposition prolongée à des concentrations élevées constitue donc un enjeu majeur de santé publique, en particulier dans les logements et les établissements recevant du public.
 

Une mobilisation nationale pour informer et agir

À l’occasion de la Journée nationale du radon, de nombreux acteurs se mobilisent partout en France : agences sanitaires, collectivités, associations, professionnels du bâtiment et de la qualité de l’air.

Différentes actions sont proposées pour sensibiliser et accompagner les publics :

  • conférences et webinaires
  • campagnes d’information
  • ateliers pédagogiques
  • opérations de dépistage
  • accompagnement des collectivités et des gestionnaires de bâtiments

Ces initiatives permettent de mieux comprendre les risques liés au radon et de promouvoir les solutions existantes.
 

Mesurer, comprendre, agir

La première étape pour se protéger du radon consiste à mesurer sa concentration dans les bâtiments. Des dispositifs simples existent pour évaluer le niveau d’exposition.

En cas de concentrations élevées, plusieurs actions peuvent être mises en place :

  • améliorer la ventilation des locaux
  • renforcer l’étanchéité entre le sol et le bâtiment
  • adapter les systèmes constructifs ou de rénovation
  • réduire les voies d’infiltration du gaz

Ces solutions, souvent accessibles, permettent de diminuer significativement les niveaux de radon.
 

Intégrer le radon dans une démarche globale de qualité de l’air intérieur

La problématique du radon s’inscrit pleinement dans les enjeux plus larges de qualité de l’air intérieur. Elle concerne à la fois la conception des bâtiments, leur entretien et les usages qui en sont faits.

À travers cette journée nationale, l’objectif est d’encourager une prise de conscience durable et d’inciter à intégrer le risque radon dans les politiques de santé environnementale et de gestion des bâtiments.

Un temps fort pour passer à l’action

La Journée nationale du radon constitue une opportunité clé pour s’informer et agir concrètement. Elle rappelle que chacun — particulier, professionnel ou collectivité — peut contribuer à réduire les risques et à améliorer la qualité de l’air intérieur.

Dans un contexte où la santé environnementale devient une priorité, cette journée participe à une meilleure connaissance des polluants invisibles et à la construction d’environnements plus sûrs et plus sains.